Les Différentes Qu’il y A Entre Les Etats-Unis Et La France

Ca faisait longtemps que je voulais écrire une liste de toutes les choses différentes qu’il y a entre les Etats-Unis et la France. Après avoir vécu à Seattle pendant 8 mois, je commence a avoir quelques éléments de comparaison. Certains sont vrais pour les Etats-Unis en général, d’autres sont plus spécifiques à Seattle.

Voici une liste (aléatoire et non exhaustive) des choses que j’ai remarquées:

 

  • Ils ont des billets de 1 dollar
  • Le format de papier n’est pas A4, mais US Letter
  • Pour descendre du bus, on n’appuie pas sur un bouton mais on tire un cable
  • Beaucoup de gens conduisent des voitures automatiques
  • L’examen du permis est très facile, mais il faut trouver un moyen d’emmener sa propre voiture (???)
  • Quand tes à un feu rouge, tu peux tourner à droite sans même t’arrêter (sauf si un panneau indique le contraire)
  • Les pourboires sont obligatoires, sinon tu passes pour quelqu’un d’irrespectueux
  • Les boulangeries “françaises” te font payer 8 dollar pour une part de gâteau (c’est abuse)
  • Si tu as une carte de crédit, on t’attribue une note pour savoir si tu rembourses bien ou pas
  • Les gens draguent moins directement
  • D’ailleurs ils utilisent une métaphore sportive (baseball) pour parler des différentes étapes que tu franchis quand tu sors avec quelqu’un
  • Si les restaurants n’ont pas de barrière entre le bar et la salle ou le couvert est servi, les personnes en dessous de 21 ans ne sont pas acceptées
  • La marijuana est légale (usage médical et/ou récréatif) dans quelques etats
  • Le système électoral fonctionne différemment (scrutin indirect)
  • La plupart des fromages sont faits avec à partir de lait pasteurisé et ne sont pas très forts
  • La crème fraîche est dure à trouver, et super chère!
  • Il est normal de ‘dater’ plusieurs personnes à la fois, jusqu’à ce que la personne ait décidé qui lui convient le mieux (dater signifie que tu as un rendez-vous avec quelqu’un en qui tu es intéressé(e), généralement)
  • L’utilisation de Uber et Lyft est très commune (oubliez les taxis haha)
  • Le pain est cher 😦
  • L’accent francais n’est pas le pire quand tu parles anglais (ce point est très subjectif) même s’il est très prononcé
  • Les gens ne cuisinent pas beaucoup, manger dehors est très répandu
  • L’eau et le lait sont vendus au gallon, ce qui fait d’énormes bouteilles
  • Les friperies sont très populaires
  • Les gens s’habillent comme ils veulent, et leur tenues sont globalement plus déjantées et moins soignées que celles des européens
  • Le sirop de      maïs est largement utilisé pour sucrer, alors qu’il est très rare d’en      trouver en France
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Seattle Central – Clubs and Activities

Comme dans toutes les écoles, les cours sont très importants, mais avoir des activités extrascolaires est fortement conseillé. Cela fait bonne impression sur les relevés de notes, peut aider l’obtention d’une bourse, et peut permettre d’intégrer beaucoup d’écoles qui encouragent l’épanouissement personnel. Les écoles ne considèrent pas que les notes soient le seul élément important.

Alors que faire? Sachant que si un élève choisit d’intégrer quatre classes par trimestre par exemple, il ne passe que quatre heures par jour dans une salle de classe. Joindre des clubs est une bonne manière de s’occuper un peu, et c’est très facile. Il y a une liste des clubs disponibles à chaque trimestre. Par exemple, j’ai décidé de prendre une classe de chinois récemment, mais je veux continuer à apprendre une fois que la classe est terminée. Un des clubs, le club de Mandarin, propose des activités présentant la culture chinoise, et organise des sessions de révision/apprentissage pour les étudiants. C’est un exemple parmi tant d’autres, mais si vous êtes moins scolaire il y a beaucoup d’autres idées: les clubs sportifs, les politiquement engagés, les clubs de littérature…

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Il y a aussi une organisation qui regroupe les élèves enrôlés dans les clubs ou activités liées à l’école. On appelle cela le “Student leadership”. En faire partie peut indiquer que vous êtes organisateur d’un club, que vous appartenez au conseil qui détermine les budgets … etc. Quand un élève collabore de manière régulière avec le conseil, il peut même obtenir une paye et être considéré en tant qu’employé.

En plus de tout ca, les élèves peuvent aussi choisir de suivre des formations d’apprentissage qui leur permettront de développer des capacités comme l’esprit d’équipe, la coopération, le management du temps, la communication ou encore certaines valeurs fondamentales.

Le plus dur est de décider quelle activité est la plus intéressante!enrichissante, et de s’impliquer, mais ce ne sont que des bonus pour notre vie future ou notre évolution dans le monde du travail et notre communauté.

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Sélectionner des classes

À mi trimestre, les étudiants sont censés choisir les classes auxquelles ils vont assister le trimestre suivant.

C’est une étape importante de chaque trimestre qu’il ne faut pas louper. L’école propose différents diplômes, et en fonction de la filière choisie, certains cours vont être obligatoires. J’ai déjà expliqué dans un autre article que chaque classe choisie est importante puisqu’elle permet de remplir des critères qui sont indispensables à l’obtention du diplôme.

Lorsque les élèves sont déjà enrôlés dans l’école, l’enregistrement pour les cours du trimestre d’après peut se faire directement en ligne.

Le but est d’aller sur le site du College (http://seattlecentral.edu/) et de choisir les classes qui vous correspondent le mieux, à l’horaire désiré, avec les professeurs qui vous plaisent. Ce système est très pratique, mais il faut quand même savoir que cela demande un peu d’organisation. Pourquoi? Parce que les classes ont un nombre de places limité, et si trop d’élèves sont déjà inscrits, vous pourriez vous retrouver en liste d’attente. C’est une position délicate parce que cela ne vous garantit pas l’accès à la classe si trop de gens sont sur la même liste d’attente.

Comment faire alors?

Le système de l’école veut éviter que tous les étudiants se connectent en même temps, alors il attribue à chaque personne une heure à laquelle le site sera ouvert. Cela veut dire que cette personne ne peut pas choisir ses classes avant la date et l’heure attribuée. Mais il est fortement conseillé que dès que le site ouvre, cette personne soit prête à cliquer et à s’enregistrer sur les classes qu’elle veut. En résumé, il ne faut pas attendre le jour d’ouverture pour créer son emploi du temps, il faut déjà l’avoir en tête.

Si l’étudiant a déjà un parcours prédéfini avec un diplôme en tête, il devra faire en sorte de prendre les classes requises par cette filière. Et sachant que toutes les classes dispensées dans l’école ne sont pas forcément enseignées à chaque trimestre de l’année, il vaut mieux prévoir son emploi du temps sur un an, plutôt que trimestre après trimestre. Le site de l’école permet de faire ça, appelé un plan d’étude, et il est même possible de rencontrer un conseiller qui peut vous aiguiller.

 

Par exemple, j’aimerais faire un diplôme que l’on appelle Bachelor of Applied Sciences (2 ans d’études) en hôtellerie. Avant ça, je dois compléter un premier diplôme qui s’appelle Associate of Arts (2 ans d’études aussi). Ce diplôme requiert certains cours, mais le BAS en requiert d’autres. Il faut donc que je fasse en sorte d’intégrer ces classes dans mon emploi du temps, pour ne pas me retrouver avec des incomplets à la fin des deux premières années.

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Que faire si une classe ne vous plait pas, ne correspond pas à vos attentes, ou  n’est pas celle requise pour votre diplôme? Vous pouvez, pendant la première semaine de classe du trimestre, annuler la classe, et être remboursé intégralement (puisque chaque classe est payante). C’est donc une autre deadline à prendre en compte.


Le mot-clé qu’il faut retenir? Anticipation 😉

Escapade à New York

On est parti de l’aéroport de Portland dans la soirée, du coup on a atterri à New York le jour suivant vers 8 heures du matin.

 

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Le plan était de rester deux jours et demie, et ensuite de partir pour Washington DC. Voici un petit résumé de ce qu’on a réussi à faire et à visiter:

 

Lundi 19 décembre:

 

Après avoir prit un train qui relie l’aéroport à la ville, nous sommes arrivés à Manhattan, plus précisément à Harlem. Pour la petite histoire, ce quartier se trouve dans la section Nord de Manhattan, et la population y est connue pour être majoritairement Afro-américaine.

On a commencé par aller dans un café, le Lenox Coffee, pour manger des bagels New Yorkais. Il paraît qu’une fois que tu y as goûté, tu n’en trouves d’aussi bons nulle part ailleurs. J’avoue que c’était pas mal, même si pour ma part j’ai préféré prendre une gaufre sucrée en guise de petit-déjeuner.

Malgré la température glaciale, le ciel bleu et le soleil donnaient envie de rester en plein air. Au moins, ce froid m’a donné l’occasion d’acheter ma première paire de gants New-Yorkais!

Après avoir deposé nos bagages, on s’est dirigé vers Central Park.

 

 

La prochaine étape du parcours fut le Chelsea Market, un centre commercial mignon comme tout, regroupant plein de petites boutiques. On y trouve de la nourriture, des bijoux, des vêtements… C’est vraiment un lieu sympa, et surtout il y fait chaud! On en a profité pour boire une soupe qui nous a réchauffé, avant de repartir déambuler sur ce qu’on appelle la HIghline.

C’est une passerelle surélevée, sur laquelle tu te promènes, et peux voir les vestiges d’une ligne de chemin de fer désaffectée, et de l’art. Je vous le déconseille en hiver, parce qu’il y souffle un vent gelé.

Du coup on est vite redescendu, pour aller rejoindre notre chambre et se réchauffer un peu. Tous nos trajets ont été effectués par métro, bus ou à pied, ce qui nous a permis de dépenser un max visiter plein d’endroits en peu de temps. Après une petite sieste, on a décidé de sortir à nouveau, et d’aller manger. Chose faite, on s’est retrouvé au mémorial du 11 septembre 2001, à World Trade Center, et j’avoue que c’est l’endroit qui m’a le plus marquée dans tous ceux qu’on a vus.

 

 

Après ça, en avant pour visiter Times Square, de nuit. Eh bah c’est super impressionnant. Des écrans géants recouvrent les buildings de cette avenue, et font défiler toute sorte de pubs possibles et imaginables. Un petit tour par l’énorme magasin d’M&M’s, et on était de retour dans le métro. Après notre longue journée, on a fini par aller se coucher.

 

Mardi 20 décembre:

 

Le lendemain, pas le temps de traîner, et on commence la journée avec un programme aussi chargé que la veille. Après un petit-déjeuner sur Long Island, et une promenade dans les rues et friperies du quartier, on se dirige vers Brooklyn et son fameux pont. De là, on a une vue à couper le souffle sur les plus hauts grattes-ciel de Manhattan.

 

 

Retour dans le bus, et direction un petit musée appelé le Tenement Museum: il raconte l’histoire de migrants qui ont vécu dans ce quartier à la fin du XIXème siècle/début du XXème.

 

Mercredi 21 décembre:

 

Dernière journée. Après un dernier petit-déjeuner à Harlem, on quitte ce quartier et décide d’aller visiter la bibliothèque publique, après avoir fait un petit tour à Grand Central, la gare la plus connue de New York.

 

 

Finalement, notre dernière étape a été le Rockfeller Center, l’endroit le plus intense à mon goût. On y trouve des magasins partout, la foule est dense et tout le monde marche à une allure soutenue. J’en ai quand même profité pour faire un saut dans un petit magasin de souvenirs, et acheter une casquette New York pour mon petit frère, des cartes postales, et un mug. Le mug, c’est mon petit rituel. J’en ramène un à chaque fois que je vais dans un nouvel endroit. Après cela; fatigués mais heureux, on a prit le train direction Washington DC, pour y fêter Noël.

 

 

Noël à New York

Lorsque l’euphorie due à la nouveauté retombe, les cours deviennent une routine. Et pour être honnête, l’anglais vient assez rapidement: les professeurs sont habitués au fait que les élèves dans leur classe viennent de pays différents. Ils adaptent donc leur manière de parler et sont à l’écoute. Par contre, ils ne font pas de différence lorsqu’il s’agit d’exercices ou de devoirs. Personnellement, ça m’a énormément aidée à progresser rapidement et m’a poussée à parler avec d’autres étudiants lors de situations un peu délicates.

Au milieu du trimestre, les premiers gros examens arrivent. Et sincèrement c’est largement faisable, et assez facile d’avoir de (très) bonnes notes. À la fin du trimestre, ce sont les examens finaux. Enfin, après douzes semaines de cours, ce sont les vacances d’hiver.

On ne va pas se mentir, l’hiver à Seattle est plutôt calme. L’ambiance de la ville est très étrange: beaucoup de gens ont déménagé dans cette ville, mais n’en sont pas originaires. Du coup lorsque ce sont les fêtes de fin d’année, la ville se vide de moitié.

Pour ma part, je suis partie sur la côte Est des Etats-Unis pour passer Noël avec mon oncle et sa compagne.

18 décembre:

Je suis censée faire le trajet en train de Seattle jusqu’à Portland, et ensuite prendre un avion pour New-York. J’arrive à la gare de Seattle avec 30 minutes d’avance, en me disant que j’ai largement le temps de traîner dehors avant l’arrivée du train. Je me dis que ce serait bien de repérer où est le quai avant de faire quoi que ce soit d’autre. Après avoir bataillé pour ouvrir l’énorme porte d’entrée (c’est super lourd sérieux!), je remarque que tous les gens font la queue. Je me rapproche et vois un écriteau expliquant que les sièges vont être distribués (non quand on commande un billet de train en ligne ils n’assignent pas de place particulière; et tu ne peux pas non plus en prendre une au hasard quand tu t’assieds). Je me mets donc dans la file, en me disant que ça va aller vite parce qu’il n’y a pas trop de gens.

En fait, ils ont attendu que le train précédant celui que je devais prendre soit parti pour commencer à assigner les places. Sachant que ledit train est parti en retard, la queue a commencé à bouger -et les gens à avancer- APRÈS l’heure à laquelle notre train était supposé partir. Ajoutez à cela le temps pour que chaque personne récupère son ticket au guichet, et nous partions avec 20 minutes de retard.

Les agents dans la gare nous disaient tout ce qu’on était supposé faire, et nous faisaient attendre en ligne pour s’assurer que tout le monde était là. J’avoue que j’ai été surprise en voyant ce genre d’organisation, puisque j’ai plutôt l’habitude de la France et de l’autonomie qu’on a au niveau des transports en commun.

Une fois installée, je regarde le quai défiler pendant qu’on se met doucement en mouvement. Au bout d’une centaine de mètres, le train s’arrête. Il reste immobile pendant quelques minutes, jusqu’à ce que le chauffeur annonce “Mesdames et Messieurs, nous devons faire marche arrière, nous avons oublié de remplir les réservoirs d’eau. Après on y va pour de bon, c’est promis. Bon voyage!” (???). J’ai donc regardé le paysage en sens inverse, et le train s’est de nouveau immobilisé.

Au final nous avions une heure de retard, sans même avoir quitté la gare. Quelques heures après, j’arrivais en gare de Portland, prête à entamer la deuxième étape du voyage, avec pas mal de temps à tuer avant le vol direction New York.

 

Le Changement de Président

La vie à l’université suit son cours, et je découvre de nouvelles choses tous les jours. C’est fantastique de discuter avec d’autres étudiants qui viennent de tous les pays du monde. Chacun partage ses expériences, ses habitudes, les situations étonnantes/embarrassantes, sa langue, sa culture…

Et à un moment donné, je commence à entendre parler de l’élection présidentielle américaine.  Je savais que les Etats-Unis étaient sur le point de changer de président. Je savais aussi que les candidats étaient loin de faire l’unanimité. D’un côté il y avait Hillary Clinton (candidate démocrate et libérale) et de l’autre Donald Trump (candidat républicain et conservateur). Les étudiants en parlaient, se posaient des questions… La plupart des gens à Seattle sont contre Donald Trump. Mes colocataires étaient particulièrement concernés par ces campagnes, et je m’y suis intéressée aussi.

Mardi 8 novembre 2016: les gens suivent le déroulement du vote populaire dans des bars, bibliothèques, salons… Pour ma part, j’étais impatiente de connaître les résultats mais pas vraiment inquiète parce que les gens paraissaient être en faveur d’Hillary Clinton.

C’est un peu étonnant mais le président est élu par le biais d’un suffrage universel indirect. Cela veut dire que dans chaque état, les citoyens choisissent les “grands électeurs” qui leur correspondent. Et la liste de grand électeurs qui remporte le plus de voix est à la tête de l’Etat en question. Certains Etats ont plus de grands électeurs que d’autres, ce qui leur donne un poids différent. Ce sont eux qui voteront directement pour le président. Il y en a 538 au total, et il faut qu’au minimum 270 d’entre eux choisissent le même candidat pour que celui-ci soit élu.

Pour finir, un candidat peut avoir plus de voix au vote populaire, mais quand même perdre les élections. Pourquoi? Parce qu’il gagne le vote des grands électeurs.

C’est ce qu’il s’est passé pour Hillary Clinton. Elle a remporté le vote populaire, mais Donald Trump a eu plus de voix venant des grands électeurs. Plus la soirée avançait, plus l’ambiance se dégradait. Globalement, les gens voyaient beaucoup d’États importants virer au rouge (rouge = Trump).

Il est donc devenu 45ème président des Etats-Unis et prendra officiellement ses fonctions le 20 janvier 2017.

Autant vous dire que ça a jeté un froid dans la ville. Les gens étaient vraiment tristes et en colère. Ils ont décidé de faire des manifestations, de se mobiliser et de montrer leur mécontentement. C’est comme ça que le jour suivant les élections, des milliers de gens se sont retrouvés dans la rue (à Seattle et dans beaucoup d’autres villes) à crier des slogans comme “Build a bridge, not a wall” (allusion au fait que Trump veut construire un mur à la frontière mexicaine pour stopper les migrants) ou “No Trump, no KKK, no fascist USA”.

Les manifs sont plutôt courantes en France, mais aux Etats-Unis beaucoup moins. Ça souligne encore plus le fait que beaucoup d’américains sont en colère, et rend tout cela super impressionnant.

Petit Déjeuner Sur la Plage

26 septembre:

Ca y est c’est le grand jour, le trimestre d’automne commence pour tout le monde. Mais avant cela, j’ai décidé de perpétuer une “tradition familiale”. Chaque année mon frère, ma mère et moi avions pour habitude de prendre notre petit déjeuner sur la plage le matin de la rentrée scolaire, avant d’aller en classe. J’allais le faire seule pour la première fois, mais j’y tenais.

C’est donc pour cela que j’ai mis mon réveil à 5h30, préparé mon sac pour la journée de cours, et vérifié l’itinéraire pour me rendre à la plage la plus proche. Bien évidemment, je ne veux pas arriver en retard en cours, alors je prevois large pour le timing. Et je rate le bus. Mais ça va, je marche en attendant le prochain. Le ciel est très sombre au départ, mais quand j’arrive sur la plage le soleil est en train de se lever.

Rappelez-vous que je vis à Seattle, et ce n’est pas vraiment à côté de la mer. Mais j’ai déniché un lac bordé de petites étendues de sable. Et ça fait largement l’affaire. Je bois un bon chocolat chaud accompagné de 2 cookies, admirant le reflet du soleil sur l’eau. Quelques canards se rapprochent, et des souvenirs me reviennent.

La plage où j’avais l’habitude d’aller avec ma famille était toujours déserte à 6h00 du matin. Et mon frère s’amusait à nous défier, ma mère et moi, pour savoir qui allait tremper ses pieds en premier. Il finissait toujours par y aller avec entrain, et nous disait “Eh venez, elle est trop bonne l’eau!”. Il est clair que la température était tout sauf “bonne”, puisque l’eau était toujours gelée, mais je réessayais à chaque fois. Ma mère, elle, restait bien sagement emmitouflée dans ses pulls, jusqu’à ce que mon frère arrive avec les mains trempées, et tente par tous les moyens de mouiller son visage. Ils se couraient après tout le long de la plage, et revenaient hilares avec du sable un peu partout.

J’ai décidé de voir si l’eau du Lac Washington était froide, et ai trempé mes pieds pendant une dizaine de minutes. Après cela il était temps d’attraper le bus, direction l’université. Arrivée une demi-heure avant le début de la première classe, j’ai décidé de chercher toutes les salles dans lesquelles j’allais avoir cours.

9h00, rencontre avec la prof de philosophie, ainsi qu’avec les autres étudiants. Après avoir balayé la salle du regard, je constate que je ne suis pas la seule élève internationale. L’ambiance est bonne, on passe le plus clair du temps à se présenter et on comprend que ce premier cours n’est qu’une formalité. Informations sur le programme à venir, sur le livre qu’on doit se procurer, et explication des attentes de la prof. Elle remarque que je suis française d’ailleurs et je comprends que je vais aimer cette classe.

11h00, entrée dans la classe de psychologie. Et là c’est le choc: tous les étudiants sont plus âgés que moi, je dois être une des plus jeunes. Ce cours concerne les maladies mentales et les comportements anormaux dans la population. Ce n’est donc pas le niveau le plus facile, mais ça reste faisable. J’avoue que les premiers moments dans cette classe m’ont demandé beaucoup de concentration, mais c’est une des plus intéressantes que je n’ai jamais eue.

Après cela, j’ai deux heures de temps libre pour manger. Je me retrouve donc à explorer la cafet’.

14h00, troisième et dernier cours de la journée. C’est une classe de communication, qu’on peut appeler “l’art de parler en public” en français. Beaucoup d’élèves internationaux l’ont choisie aussi, et je vous la recommande fortement. La prof est géniale, et elle fait tout en sorte pour que les étudiants développent des compétences telles que la prise de parole en public, organiser un discours informatif, ou comment persuader quelqu’un de quelque chose.

Je n’ai qu’une chose à dire après cette journée: si vous pensez que ça pourrait vous plaire, foncez. Foncez. C’est une expérience unique qu’on ne peut pas regretter.